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Spiritualité

Méditer quand on a un mental agité

« Je n’arrive pas à faire le vide » : et si c’était un malentendu ? Comment méditer justement quand le mental s’agite, sans lutter contre ses pensées.

Illustration aquarelle poétique aux tons violet, dans le style de La Clairière, évoquant méditer quand on a un mental agité

À retenir

  • Méditer ne consiste pas à faire le vide, mais à observer ses pensées sans se laisser emporter.
  • Un mental agité n’est pas un obstacle : c’est la matière même de la pratique.
  • Revenir à sa place d’observateur après chaque distraction EST l’exercice, pas un échec.
  • Le souffle, les sensations du corps, les sons et une méditation guidée offrent des points d’appui.
  • La douceur envers soi vaut mieux que l’exigence : on commence par quelques minutes.
Sommaire
  1. Le grand malentendu de la méditation
  2. Observer plutôt que lutter
  3. Des points d’appui pour le mental agité
  4. La douceur avant tout
  5. Apprivoiser son mental

Le grand malentendu de la méditation

« J’ai essayé de méditer, mais je n’arrive pas à faire le vide. » C’est la phrase la plus répandue, et elle repose sur un malentendu. Méditer ne consiste pas à arrêter ses pensées, c’est impossible et ce n’est pas le but. Méditer, c’est apprendre à observer ses pensées sans se laisser emporter par elles. Un mental agité n’est donc pas un obstacle à la méditation : c’est justement la matière du travail.

Autrement dit, vous n’êtes pas « mauvais·e en méditation » parce que ça pense. Ça pense pour tout le monde.

Observer plutôt que lutter

Imaginez vos pensées comme des nuages qui passent dans le ciel : vous n’êtes pas les nuages, vous êtes le ciel qui les regarde passer. Méditer, c’est revenir, encore et encore, à cette place d’observateur tranquille. Chaque fois que vous remarquez que vous êtes parti·e dans une pensée et que vous revenez, ce n’est pas un échec, c’est exactement l’exercice qui se produit.

Des points d’appui pour le mental agité

Quand ça s’agite trop, on s’ancre dans quelque chose de concret. Le souffle, en suivant l’air qui entre et sort. Les sensations du corps, les pieds au sol, le contact avec le siège. Les sons autour de soi. Une méditation guidée, qui donne un fil à suivre. Ces ancrages offrent au mental agité un point de repos, sans lui demander l’impossible.

La douceur avant tout

On médite mieux avec bienveillance qu’avec exigence. Se juger « nul·le » à chaque distraction ne fait qu’ajouter de l’agitation. Accueillir avec douceur le fait que le mental vagabonde, et revenir sans se gronder, voilà le vrai cœur de la pratique. Commencez petit : quelques minutes suffisent.

Apprivoiser son mental

Méditer, c’est apprivoiser son mental comme on apprivoise un animal vif, avec patience et douceur, pas en le domptant de force. Peu à peu, l’espace entre soi et ses pensées grandit, et le calme vient de lui-même. Pour être guidé·e pas à pas, une méditation d’initiation et le programme « Apprivoiser le Buffle » de Dat Phan vous accompagnent.

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